Dans un futur lointain où les êtres humains ont la possibilité de faire automatiser tout ou partie de leur corps, le jeune Tetsuro, dernier survivant de sa famille, se voit offrir par la jeune et belle Maetel un billet gratuit pour monter à bord du Galaxy Express 999 à déstination de la planète où l'on peut faire changer son corps contre un corps robotique. 
Galaxy Express 999 est un des plus anciens mangas de Leiji Matsumoto, créateur d'Albator. La série fut écrite en deux parties, une première de 14 volumes parue en 1978, la suite, de 6 volumes débuta en 1996.
La série se construit toujours sur le même rythme, et nécessairement, soit on adhère, soit on déteste. Comme expliqué ci-dessus, le héros Tetsuro, qui voit sa mère abattue sous ses yeux par un comte robotisé, se voit confié par la mystérieuse Maetel, un billet gratuit pour monter à bord du Triple 9 comme est nommé le Galaxy Express 999 dans sa version originale. Ils monteront tout deux à bord du fameux express et celui-ci s'arrêtera à chaque nouveau chapitre sur une planète différente où nous héros auront fort à faire avec les indigènes locaux. Et c'est bien là la force et l'intérêt d'une telle histoire puisque Matsumoto, bien loin de se limiter à nous décrire des planètes plus farfelues les unes que les autres, en profite pour nous proposer une critique acerbe de notre société. Car à chaque arrêt du train, c'est une petite facette de l'humanité qui se trouve pointée du doigt et mise à mal par les réactions toutes naïves de notre héros qui a pour la première l'occasion de découvrir le monde tel qu'il est. Le trait caractéristique chez Matsumoto, que l'on retrouve dans chacune de ses oeuvres, c'est une certaine tristesse généralisée, car même si tout n'est pas noir chez cet auteur, il faut reconnaître que l'on aura plus facilement droit à des passages sombres qu'à une découverte toute gaie et gentillette du monde dans lequel nous vivons. Le voyage de notre héros sera rempli de quelques moments de bonheur, de découvertes heureuses, tout comme, bien souvent, des passages difficiles où Tetsuro, malgré sa bonne humeur habituelle, ne pourra rien faire qu'assister au spectacle offert par ses pairs.
Même si l'histoire se déroule sur des millions de kilomètres, on ne retrouve véritablement que trois figures récurrentes dans cette histoire :
Tetsuro, le héros donc, pour qui ce voyage est une véritable épreuve initiatique où il passera de l'enfance à un âge adulte qui sera, ou ne sera pas, mise en valeur par sa transformation en être robotisé. Car même si ceux qui ont vu le film Adieu Galaxy Express 999 connaissent la fin, il faut souligner que l'édition française du manga est la meilleure façon d'en savoir plus sur l'histoire puisque la série animée, qui s'étend sur plus d'une centaine d'épisodes, n'a pas été traduite, lors de sa première diffusion en France, plus loin que la trentaine d'épisodes.
Maetel ensuite, personnage chéri par Matsumoto, elle et Albator ont fait du chemin puisque Matsumoto les avait déjà créés dans ses premières oeuvres. Maetel est une femme belle et forte, mais avant tout mystérieuse. Car l'on ne sait rien d'elle, et à la lecture du manga, plus de questions ne se posent la concernant que de réponses ne sont apportées. Elle joue la figure maternelle dans cette histoire, puisque, outre sauver Tetsuro au début de notre histoire, elle lui viendra en aide à chaque fois que celui-ci se mettra dans une position difficile, car il faut reconnaître qu'il a le flair pour se mettre dans le pétrin, tout comme elle répondra, ou ne répondra pas aux questions qu'il se pose. Elle semble connaître tout ce qu'il y a à savoir dans l'Univers, n'obligeant qu'encore plus le lecteur à se poser des questions sur ces origines.
Enfin, dans une moindre mesure, on peut considérer le contrôleur du train comme un héros de notre histoire puisque, même s'il a un rôle moins important que les deux autres, on peut le voir, à un niveau différent, comme protecteur de nos héros, car son métier est de veiller au bien être des passagers du Triple 9, servant de point de repère par rapport au fil conducteur de notre histoire.
On peut rajouter aussi, même si ce n'est pas un être humain, que l'on peut consevoir le train comme personnage à part entière dans le manga. Outre le fait que le cerveau de la locomotive soit capable de s'exprimer, il n'en reste pas moins que l'express reste l'élément principal de la trame puisque lui et lui seul est capable d'emmener nos héros à leur destination. Trésor précieux qu'il faudra respecter (hors de question d'arriver en retard lors des escales) et s'occuper (nombreux seront ceux qui, pour une raison ou pour une autre, voudront s'en emparer).
Comme il est dit plus haut, la construction du manga suit un rythme bien précis, ordonné comme une horloge : une fois que le train aura décollé, chaque chapitre nous présente nos héros s'arrêtant sur une planète, Tetsuro y découvre l'environnement local et souvent aura des problèmes d'une manière ou d'une autre et Maetel viendra à son secours. L'auteur ponctue généralement la première et dernière page de chaque chapitre d'une image du train ainsi qu'une pensée philosophique ou une histoire tirée d'un aventurier de l'espace à venir. L'un des seuls reproches que l'on peut émettre par rapport à ceci, c'est que sous couvert du mystère entourant Maetel, Matsumoto s'en sert pour tirer notre héros du guêpier dans lequel il s'est fourré par une pirouette, faisant prétexter à Maetel qu'un jour elle sera en mesure de tout expliquer à Tetsuro comment ils ont pu s'en sortir. Comment a-t-elle fait ? La seule façon de le savoir est de tout lire.
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