Mme Jonathan Brisby (de feu son mari, hein, c'est pas son nom à elle) est une petite souris qui vit avec ses 4 enfants dans une pierre creuse dans un champ... Seulement voilà, le jour où le fermier du coin commence à passer dans le coin avec son tracteur, son fils Timmy est cloué au lit avec une pneumonie, l'empêchant de bouger et de fuir une mort certaine. Brisby n'a plus qu'une solution, elle doit trouver le moyen de déplacer la pierre et pour cela, faire appel aux rats de NIMH... 
Halte au génie avec ce merveilleux travail de Don Bluth, qui sera plus tard responsable de Titan A.E notamment. Si le début du secret de Nimh le fait paraître comme un de ces habituels contes pour enfant, il n'en est rien : ce DA est à ce jour l'un des plus mûri, des plus matures dans ses thèmes et ses images, l'un des plus soignés qu'il m'ait été donné de voir. J'ajouterais qu'il m'a laissé un souvenir impérissable, je l'avais découvert à 5 ans, revu à 11, et n'avais cessé de le chercher partout jusqu'en 2003, sa réédition dvd, que j'ai trouvée en anglais, puis en vhs française, et que c'est aujourd'hui avec un amour sans bornes que j'en parle. Le travail qui est incroyable dans Nimh est la complexité des thèmes abordés dans ce film à priori enfantin, des thèmes comme la suprématie d'une certaine race (ça rappelle Adolf, ça, hein...), les manipulations génétiques (car si on passe facilement à côté en français, NIMH n'est pas que le nom de la ville des rats, mais signifie National Institute of Mental Health !), la trahison... Quand on se retrouve vers la fin avec un duel à mort que Shakespeare lui-même n'aurait pas renié, l'image hantante de ces souris précipitée vers la mort lors de leur évasion du laboratoire, l'aspect horrifiant de ce chat borgne qui poursuit Brisby dans une cabane à la Evil Dead, ou bien encore la majesté gothique dégagée par le vieil hiboux dans son antre à la Tim Burton, on ne peut que rester scotché devant la suprématie incontestée de ce petit bijou d'animation.
Et puis bien sûr il y a les révélations finales, pourquoi les souris parlent dans ce film ? Simple plan à la Disney ou réponse beaucoup plus dark ? Et quand Brisby elle-même découvre le lien entre la super-intelligence des rats et sa propre petite vie qu'elle pensait insipide et inutile depuis la mort de son mari, c'est toute une chorale qui se met à chanter dans nos têtes la perfection du film... Je n'en dirais pas plus, mieux vaut le voir que se le faire raconter, ma foi. C'est un film exceptionnel. On n'y chante pas, on se prend juste une claque.
VO/VF : John Carradine et Shannen Doherty encore enfant à cette époque, un travail respectable, rien de transcendant, du bon doublage. Micheline Dax pour la version française, et surtout l'inénarrable Grosse Tête Jacques Ballutin dans le rôle du corbeau débile, très très bon.
Le symbole de la dualité : Dans ce film, difficile à dire, mais il y en a toujours un. Ici, ce serait Mr Ages, la souris boiteuse qui en sait long sur Jonathan Brisby et sur le secret de Nimh... Seul souris acceptée au sein de la colonie des rats et de leur projet mégalo, Ages serait donc le double jeu du film...
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Année : 1982 Genre : Aventure Réalisateur : Don Bluth
Format : 80min
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