Meine Liebe est au départ un jeu sorti sur Gameboy Advance en 2001. Il s'agit d'un date-sim dont la particularité, qui l'a légèrement fait sortir du lot, est le chara-design signé Yuki Kaori (mangaka d'Angel Sanctuary).
Sur Kuchen, une île imaginaire au large de la France et de l'Angleterre, se trouve l'école de RosenStolz, formant l'élite militaire de l'aristocratie européenne. Nous allons y suivre des beaux et jeunes garçons en plein apprentissage estudiantin, confrontés aux premiers remous des stratégies internes... heureusement, l'amitié triomphe toujours! 
Vous vouliez du bishonen, en voilà! Voici une bien belle brochette à disposition! D'ailleurs, il y en a pour tous les goûts. A disposition, vous pourrez trouver Orpherus, un prince aux cheveux blonds traumatisé par le décès prématuré de sa soeur (et pour l'occasion héros de l'histoire), son meilleur ami Eduard au teint constamment halé et qui a toujours le mot pour rire, le petit cadet Camus qui aime communiquer avec les fleurs et porte de saillants porte-jarretelles sous son short, le rival bien sûr, en la personne de Ludwig, qui malgré sa froideur plus qu'apparente n'a pas si mauvais fond, et comme plus on est de fous, plus on ri, vous pouvez ajouter en bonus une petite touche exotique avec Naoji, un japonais calme et sage, spécialiste du tir à l'arc et Sir Isaac, car il fallait bien un personnage avec des lunettes!
Des personnages assez basiques et très caractéristiques d'un date-sim pour du fan-service masculin sans complexe, pourquoi pas! Et pourtant... Si le chara-design de Yuki Kaori est des plus réjouissants en manga, son adaptation en anime n'est pas convaincante, surtout que Meine Liebe ne représente certainement pas son meilleur travail dès le départ, ainsi, les héros sont aussi charismatiques que des moules plus très fraîches. De plus, les irrégularités techniques n'aident pas, et Ludwig (à prononcer Ludovichi) se retrouve le plus souvent avec une tête de hareng, ce qui peut être très drôle, mais n'est pas classe pour deux sous. L'aspect très premier degré de la série (musiques romanesques, mise en scène dramatique) se transforme vite en grosse farce mal assumée, et on comprend vite que point de vue panache, c'est tout simplement pas possible, surtout avec un personnage principal qui s'appelle Orpherus Fürst von Marmelade (un très grand moment). Toute tentative de fougue est détruite par des protagonistes enfermés dans des carcans prévisibles et très banals. Mis à part nos six compères principaux, quelques personnages récurrents réussissent à se glisser dans l'intrigue, et ils se sont tous donnés le mot pour être d'une infâme laideur. On retiendra tout particulièrement le directeur de l'école avec ses magnifiques bouclettes anglaises et sa moustache frémissante, j'en rêve la nuit.
Après avoir fait la part belle aux héroïnes dangereuses, Bee Train (Noir, Avenger, Madlax) change donc de cap avec un casting essentiellement masculin. Fini le minijupes moulantes et les gros guns fumants, place aux draps recyclés en capes et aux duels à l'épée! Forcément, c'est un autre genre. Bee Train garde toutefois ses habitudes, avec un rythme assez lent et contemplatif, des gros plans sur les yeux, question d'attraper le moment d'émotion essentiel, mais cette fois-ci, le studio se sépare de Yuki Kaijura et engage Yoshihisa Hirano pour composer la musique. Une amputation d'une des marques de fabrique qui se ressent, l'hypnotisme que l'on pouvait éprouver jadis a du mal à marcher dans Meine Liebe, et les thèmes musicaux peinent à combler le vide des intrigues.
Mais justement, qu'en est-il du scénario? La première partie de l'anime se base sur la présentation des personnages, chacun ayant son petit épisode de gloire, permettant de mieux le connaître. Une fois les présentations faites et bien entamées, il était logique d'espérer un certain décollage de l'histoire... mais en fait, non. Dans Meine Liebe, il ne se passe rien. Oh, il y a bien des tentatives d'imbroglios et de complots, mais étant donné qu'on les voit venir au moins trois kilomètres à l'avance, au moment du retournement de situation, au lieu de s'ébahir, on se surprend plutôt à bailler. Chaque moment important se voit ponctué d'un frémissement musical de type « tin nin nin » pour être sûr que le spectateur a bien compris qu'il se passait enfin quelque chose. Pris de manière ironique, la série revêt un aspect complètement dérisoire, mais surtout comique, tant chaque situation tend à un cliché vu et revu, pour peu que ça ne commence pas à taper sur les nerfs, bien sûr, ou que l'on ne s'assoupisse par mégarde. Les auteurs n'ont clairement pas été très inspirés, les situations étant souvent poussives, les personnages arrivant toujours au bon endroit au bon moment, l'indigence scénaristique prédomine, l'originalité est partie aux oubliettes.
Vu que l'essentiel de l'équipe de choc n'est composée que d'hommes, le shonen-aï est roi. Rien de frauduleux et de vraiment concret, mais les regards complices et une certaine tension amoureuse, à peine avouée, se frayent parfois une place. C'est qu'ils sont fragiles, tous ces garçons innocents... alors il faut bien qu'ils compensent ce manque d'affection dans une amitié virile mais tendre. On en attendait pas moins d'eux!
Que reste-t-il donc à Meine Liebe? Pas grand-chose, malheureusement. Encore une fois, tout est question de point de vue. Si vous comptiez découvrir une série exposant des bishonen efficaces et sexys avec aisance et habileté, le coche est raté face à l'ennui général et aux caractères vraiment trop communs. Par contre, avec une pointe de dérision et de raillerie, la série peut prendre une tournure ridiculement cocasse et vous faire passer un bon moment burlesque malgré elle. Ce n'est malgré tout pas le but premier de la série, d'où un certain sentiment d'échec général, voir de déception.
Cet avis, qui n'engage que moi, ne semble pas être partagé de tous, vu que Bee Train a décidé de donner une suite à Meine Liebe, avec une deuxième saison joyeusement nommée Meine Liebe Wieder. Vous reprendrez bien une tranche de bishonen bouseux?
En plus du jeu original et de la série animée, Meine Liebe s'est décliné sur d'autres supports, avec un jeu sur Playstation 2, un manga de Rei Izawa ou encore des dramas.
Commentaire du 08/05/2007 par Sabrina
Ich will das Spiel unbedingt haben und zwar auf Deutsch!Also bitte übersetzt das Spiel schnell vom japanischen ins Deutsch!
Tschüss
Commentaire du 03/04/2008 par Elodie
Je commençais à m'inquiéter, je croyais être la seule à avoir été déçu par cette série. En tout cas j'ai adoré ta description, un grand moment
Commentaire du 05/04/2008 par molo
Merci :D
Commentaire du 08/06/2008 par jess
Jai juste lu le manga et j'ai meme pas compris la fin XD je mattendais a un autre chapitre mais rien alors peut-etre que l'anime sera plus clair
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Titre(s) alternatif(s) : Ginyuu Mokushiroku Meine Liebe
Année : 2004 Genre : Shonen-Ai /Drame Studio : Bee Train Réalisateur : Koichi Mashimo Compositeur : Yoshihisa Hirano
Character-Designer : Kaori Yuki / Minako Shiba Format : 13 x 25 min
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