Haruhi Suzumiya s'ennuie. Sa vie de tous les jours est morne, l'école ne sert à rien et les garçons, quelle perte de temps... Ce que veut Haruhi, c'est de l'intrépide ! Du palpitant ! De l'inconnu ! D'ailleurs, c'est simple, quand elle se présente en début d'année, elle met toute la classe au courant : Si vous n'êtes pas un alien, un voyageur dans le temps ou que vous ne possédez pas des pouvoirs paranormaux, pas la peine de venir lui parler !
Pourtant elle va se lier d'amitié avec Kyon, le jeune homme qui se trouve devant elle en cours alors que rien ne les prédestinait à devenir amis. D'ailleurs, il sera le premier à être engagé d'office dans la SOS-Dan, la "Brigade de Haruhi Suzumiya pour Apporter Plus d'Excitation dans le Monde". 
Si chaque année a une série qui sort du lot, on peut dire sans trop se tromper que La Mélancolie d'Haruhi Suzumiya est celle-là en ce qui concerne 2006. Je sais, on va me dire que l'année est loin d'être finie, et qu'il reste encore la grosse rentrée d'octobre, mais au vu du boom qui a entouré cette série au Japon, on peut pronostiquer une victoire écrasant du rouleau compresseur Haruhi sur les autres séries. Certains vont même à la définir comme une des étapes dans l'animation japonaise, au même titre qu'un Evangelion, qu'il y aura eu un avant-Haruhi et qu'il y aura un après-Haruhi. Je n'irai pas forcément jusque là, mais cette série reste une des meilleures qu'il m'ait été donné de voir dernièrement.
A l'origine d'Haruhi Suzumiya, il a une série de huit livres de Nagaru Tanigawa, illustrés par Noizi Ito. Reconnaissons-le tout de suite, Suzumiya Haruhi, la série animée, est un pur produit marketing. Mais là où elle se différencie d'autres séries, c'est qu'elle ne se destine pas au grand public, mais avant tout aux otakus. Ceux-ci ne sont peut-être pas une part majoritaire de la population japonaise, mais ils représentent une source d'entrée d'argent pour l'industrie de l'animation japonaise non négligeable aux vues des sommes dépensées en DVD ou autres goodies. Il était donc nécessaire, pour répondre à la demande, de proposer un anime de qualité. Produit marketing de qualité ? Oui, je sais, l'expression peut choquer, mais il faut reconnaître que sur ce point, la série est effectivement de qualité, plus encore, elle surprend le public et ce grâce à une diffusion apparemment chaotique. Bien que la série soit passée à la télévision dans le désordre, la diffusion des épisodes répond tout de même à une certaine logique. En effet, une fois ceux-ci replacés dans l'ordre chronologique, on constate que la série se divise en deux parties, la première, composée de six épisodes, contient le principal du scénario, là où toutes les détails de l'histoire sont révélés. Les huit épisodes suivants sont quand à eux plus indépendants, proposent des histoires généralement plus légères. De ce fait, pour éviter une baisse de fréquentation au fur et à mesure de la diffusion, les épisodes principaux ont été éparpillés à droite à gauche, et la série commence alors par l'épisode 11 qui sert de bande annonce déstabilisante au reste de la série.
La qualité, disais-je plus haut, tel est le mot d'ordre de cette série aux petits oignons. Le public visé étant exigeant, il convient donc de leur offrir ce qu'il désire. La Mélancholie d'Haruhi Suzumiya possède une animation soignée du premier au dernier épisode. Tous les passages ne se valent pas, et certains sont, certes, un cran au dessus, mais on n'a jamais affaire comme pour certaines séries à des passages soudainement moches. La meilleure preuve du soin apporté à l'animation réside dans l'épisode 12 (qui est le seul dont le positionnement chronologique correspond à l'ordre de diffusion), un épisode musical où, à l'inverse de bon nombre d'animes qui proposent des passages musicaux où les personnages répètent les mêmes gestes, avec des images qui ne correspondent pas à la musique, ici, au contraire, ceux que font les musiciens correspond à ce que l'on entend, et les mouvements des lèvres est synchronisé avec les paroles de la chanson, et comme en plus la musique est excellente, la scène est d'une richesse incroyable, un exemple à suivre.
L'un des autres éléments qui fait la force de la série est de prendre des éléments à pratiquement tous les genres existants, de les malaxer ensemble pour offrir un rendu homogène et qui arrive à rendre hommage à toutes les sources d'inspirations. En effet, la série aborde un certain nombre de thèmes différents et on reconnaîtra durant la série, sans que la liste soit exhaustive, de la comédie évidemment, du school life forcément, du fan-service, c'était obligé, mais également pêle-mêle : du sport, de l'action, de la science-fiction voire même du space-opera, du policier et une bonne petite dose de romantisme...
Evidemment, une série n'est rien sans ses personnages, et encore une fois, il y en a pour tous les goûts. Les personnages principaux sont au nombre de cinq, Haruhi et son caractère de folle furieuse qui contraste avec Yuki qui ne dit jamais un mot. Evidemment, on a tous de la pitié pour la pauvre Asahina martyrisée dans tous les sens par l'héroïne. On retrouve aussi les garçons, Koizumi qui avec son minois de beau gosse et ses paroles douces remplit le quota yaoi. Perdu au milieu de la bande, nous avons Kyon, qui semble un peu n'avoir rien à faire là-dedans, seul personnage "normal", avec un design relativement classique, il partage avec le spectateur ses pensées sur la situation, ce qui permet de facilement s'identifier au personnage qui vit des aventures extraordinaires alors que Dieu sait (ou ne sait pas) qu'il n'a pas demandé à en faire partie.
Il serait possible de continuer de parler de la série pendant très longtemps, mais je ne le ferai pas. Je préfère me limiter à l'essentiel, sans en divulguer plus sur le scénario. Pour le visionnage, deux solutions s'offrent à vous. Regarder la série dans l'ordre de diffusion, cela permet certes de voir la série dans l'ordre qui conserve le mieux le suspense pour la fin, mais, comme tous les épisodes n'ont pas le même rythme, si un épisode plus calme suit un épisode important, on se retrouve assez vite avec une ambiance en dents de scie. D'un autre côté, regarder la série dans l'ordre chronologique permet d'avoir d'un coup les détails de l'histoire, suivi par une série d'épisodes sympathiques sans que le rythme soit cassé. Pour ma part, c'est cette deuxième solution que j'ai pratiquée et ça n'empêche pas du tout d'apprécier la série.
A-t-on une chance de voir La Mélancolie d'Haruhi Suzumiya en France ? Si la série a cartonnée au Japon et, toute proportion gardée, aux USA par le biais du fansub, il semblerait que l'accueil du public français ait été plus froid, preuve en est qu'actuellement en août 2006, seuls cinq épisodes sont disponibles en version sous-titrée française. Pourtant Dieu sait que la série vaut le détour.
Commentaire du 09/08/2006 par Sha-ka
Ils préfèrent Naruto ces incultes. Et si ca continue, je vais voir du côté us ;o
Commentaire du 01/02/2007 par Newprince
Tout les épisodes en Vostfr sont disponibles sur www.fma.ift.cx
bon mattage ^^
Commentaire du 31/07/2007 par martine
Je voudrais avoir des information sur cette emission ( Melancholy of Haruhi Suzumiya) parce que je vien juste de connaitre cette emission ... jan connais fulle mes elle non
svp je voudrais savoir les nom des personmage et autre information. si tu veux rentre moi dans tes contac sur msn
Commentaire du 19/12/2007 par ookami
Je suis super intéressé par cette animé , je cherche un moyen d\'avoir accès à tous les épisodes : avez-vous des liens ?
Merci
Commentaire du 23/10/2008 par lola
C'est tro gnon
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Titre(s) alternatif(s) : Suzumiya Haruhi no Yuuutsu
涼宮ハルヒの憂鬱 La Mélancholie d'Haruhi Suzumiya Année : 2006 Genre : Comédie /Science-Fiction Studio : Kyoto Animation Histoire originale : Nagaru Tanigawa Réalisateur : Tatsuya Ishihara Compositeur : Satoru Kousaki
Character-Designer : Akiko Ikeda Format : 14 x 26min
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