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Full Metal Alchemist

Molo, le 05/09/2004, modifié le 23/03/2006.

Avant-Propos

Tout commence par le manga (au succès grandissant) du même nom de Hiromu Arakawa, publié dans le Monthly Shonen Gangan. Rapidement, une série animée est mise en projet en parallèle à un jeu PS2, merci Square-Enix.
La série est confiée en 2003 au studio Bones, ce qui est plutôt positif pour nous vu la qualité générale de son travail.

Histoire

Mais de quoi parle FMA!??!
Il faut imaginer un monde type fin 19ème-début 20ème où l'alchimie est accepté de tous. Ici l'alchimie peut être comparée à la magie et permet de modifier n'importe quelle matière en la forme que l'on veut, plus ou moins complexe, suivant LE principe d'équivalence (en gros, rien ne se perd, rien ne se crée). Edward et Alphonse Elric, deux gamins campagnards suivent les traces de leur père disparu (mmm) en pratiquant l'alchimie en amateur. Malheureusement pour eux, en voulant se lancer dans une expérience contre-nature les dépassant, Edward, l'aîné, va perdre un bras et une jambe alors qu'Alphonse va voir son corps entier disparaître, mais son âme sera rattachée in extremis dans une imposante armure dans laquelle il devra rester prisonnier. Bien mal au point, Edward se verra greffer des 'auto-mails' ou membres artificiels métalliques (desquels il tirera son futur nom de FullMetal Alchemist). Bien emmerdés tous les deux, ils décident de partir à la recherche de la pierre philosophale qui permettrait d'accomplir des miracles (et donc de retrouver leurs corps). Et pour se faire, il semblerait qu'il faille devenir alchimiste national (une espèce de faction militaire s'occupant d'affaires criminelles) afin d'accéder aux plus de renseignements possibles! C'est parti pour l'aventure!

Avis

FullMetal Alchemist est très attendu au tournant pour plusieurs raisons. Déjà Square-Enix compte bien faire des sous-sous avec en transformant la chose en franchise rentable avec la série appuyant les jeux PS2 et GBA, mais surtout FMA s'est vu accorder le créneau horaire de feu-Gundam Seed, série des plus populaires au Japon passant le samedi à 18h00 sur la TBS. Avec tout ça, on pouvait s'attendre à un anime des plus consensuels et divertissants, un bon gros shonen des familles alignant morceaux de bravoures et poings dans la tronche... et bien FMA dépasse tout cela! Figurez-vous que c'est bien cette m##de (cette phrase sera mon leitmotiv).

Comme vous l'aurez compris, FMA est un shonen, ce qui implique des héros (très) jeunes et (très très) forts, de l'action type grosses tatanes dans ta sale gueule et humour aléatoire question de dédramatiser la situation. Forcément on échappe pas à la règle, mais le rythme espacé récurrent à ce type de série est ici assez peu présent, sans gros flash-back de 5 minutes pour rien dire et gros blablas pré-foutage de pains.

Les persos sont sympathiques, malgré quelques design au goût douteux (Amstrong et sa moustache musclée, Glutony et sa face de pet et Scar qui a l'audace de se battre en jogging, si si...) et les gags sont en général drôles (pas si évident que ça) avec Edward complexé de sa petite taille (les gens l'appellent nabot) et Alphonse, qui n'a donc pas de corps, dont la personnalité est à l'opposé de son imposante armure.

L'alchimie permet des combats (et des situations) plus ou moins originaux vu que n'importe quel objet peut se transformer en arme redoutable ou en échappatoire. Cependant, l'alchimie possédant un immense capital de puissance, certains l'utiliseront pour faire le maaaaal... MAIS tout n'est pas noir ou blanc, et les alchimistes nationaux aux apparences gentillettes révéleront vite leurs limites, leurs faiblesses et surtout leurs erreurs... Scar qui semble être un tueur avide a pitêtre bien des bonnes raisons de tout péter. J'ai vraiment aucune envie de spoiler donc je vais en dire peu, mais FMA sait être cruel avec des retournements de situations effrayants et toujours, malgré la bonne humeur générale, une vieille rancoeur qui habite les frères supportant de plus en plus mal leur absence corporelle.

L'histoire a le mérite d'être continue dans un genre où l'on a souvent affaire à des loners n'apportant pas grand-chose à l'intrigue principale. Malgré la succession de petites affaires, le duo se baladant de village en village pour trouver des pistes dans leur quête, les personnages rencontrés reviennent la plupart du temps quelques épisodes plus tard et on peut suivre la répercussion des combats. Ici, pas de batailles gigantesques suivi de lendemain où je vais de nouveau comme neuf, Edward et Alphonse gardent les marques de leurs blessures et doivent régulièrement aller se faire réparer chez mémé (oui, chez mémé...).

Bref, je n'ai vu pour l'instant que la moitié de la série (26 épisodes sur 52 prévus, ils en sont au 31) donc difficile de porter un jugement complet... mais FMA, s'il ne révolutionne pas le genre, est diablement efficace. On aurait pu attendre un produit 100% commercial et aguicheur (et vide) mais plus la vision avance et plus la conclusion devient évidente : mais c'est que c'est bien cette m##de!

Pour la technique, c'est joli comme du Bones, alors ceux qui ont trouvé moche Scrapped Princess, RahXephon et Wolf's Rain (oui, il y en a), vous savez à quoi vous attendre!

MAJ à l'épisode 48 : [SPOILERS]

J'avais écrit mon texte de présentation après vision de 26 premiers épisodes, qui m'avaient assez emballés... ont suivi plusieurs arcs, plus ou moins convaincants. L'arc chez la Sensei avec Tarzan, où l'on notait déjà une légère baisse graphique et rythmique, l'affaire Greed et ses conséquences, puis le retour de Scar bien décidé à accomplir son destin et pour finir, ce qui semble conduire à la conclusion, la création de la pierre philosophale, couplée au retour de papa, révélation de qui est le vrai méchant et élimination progressive des Homoncules. Je parlais de cohérence il y a peu, j'avoue avoir complètement perdu le fil et je pourrais plus trop dire si tout joue ensemble.

Toujours est-il que je veux venir à quelque chose de notable : ça se pète un peu la gueule quand même. Plusieurs points forts viennent entretenir une envie de savoir la suite (la mort expéditive de Greed, le sacrifice d'une ville entière pour la pierre philosophale, le foetus de la Sensei, l'assassinat de Martel ou le passé de Lust) mais certains événements semblent un peu tirés par les cheveux. Or, cela correspond au moment où les scénaristes ont décidé de ne plus suivre l'histoire du manga... hééé oui, rien n'arrive pas hasard!

La série est prévue en 51 épisodes et le manga n'est pas fini. Plutôt que de s'étaler sur des centaines d'épisodes et courir obligatoirement à une lassitude, Bones a donc choisi d'appliquer un tournant décisif dans l'histoire afin de pouvoir conclure de manière correcte. On ne peut pas leur en vouloir... mais c'est quand même moins bien que le début (l'apogée étant atteinte avec la mort de Hughes). Ainsi, les Homoncules se retrouvent, dans la série, être les fruits de créations humaines ratées... alors que dans le manga, ils sont tous les 'enfants' d'une même entité ('Father') devenant par extension l'incarnation de ses péchés (et là, leurs noms deviennent bien plus logique que dans l'anime). Je n'ai pas lu le manga, donc je ne peux pas affirmer que le développement est mieux, mais ça en a tout l'air, et c'est ma foi assez évident vu que l'auteur savait dès le départ où il voulait aller. La série reprend donc les mêmes personnages, mais les change ainsi que leurs interactions. On obtient donc un boss de fin qui refuse simplement de vieillir en se patchant dans d'autres corps... mouais. Pour moi, l'homoncule résultat de la mère des frères était une bonne idée, mais sa représentation liquide ne m'a vraiment pas convaincue. Alors on voit bien les analogies, l'eau, la mère, le liquide amniotique, tout ça... mais c'est moche visuellement parlant. La torture mentale est intéressante, mais assez sous-exploitée par rapport à d'autres situations plus ou moins similaires... mais surtout, sa mort est vraiment.... -_- 'je l'ai transformé en éthanol, elle va s'évaporer toute seule'... non mais.......

Bref, au milieu de ce petit foutoir, on trouve un personnage plus intéressant qu'elle n'en avait l'air : Lust. Dotée d'un design des plus réussis, d'une arme redoutable, mais d'un nom qui chie, Lust s'en sort vraiment bien avec un passé qui ressurgit malgré elle, en plus Scar et son frère sont travaillés eux aussi, des épisodes (surtout un) tournant autour d'elle presque fascinants. Bref, Lust, je la trouve trop cool.

Donc, tout ça pour dire que j'attends la fin en la redoutant, et que le choix de créer une véritable fin, même si elle est moins bien que ce qui la précède, est malgré tout honorable.

MAJ après l'épisode 51 : mes conclusions précédentes ont été confirmées. Le twist de l'Angleterre n'aura malheureusement pas convaincu grand monde, mais est très pratique pour apporter une conclusion ouverte attirant un certain intérêt sur le film à venir. On appelle ça l'esprit mercantile. :p

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Informations Techniques

Année : 2003
Genre : Action /Comédie /Magie
Studio : Studio Bones
Histoire originale : Hiromu Arakawa
Réalisateur : Seiji Mizushima
Character-Designer : Yoshiyuki Ito
Format : 51 x 24min
Note de l'auteur

N/D
Note des lecteurs

Note moyenne = 8.7368421052632
(38 notes enregistrées)

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