Plus jeune d'une famille officiant au sein de la force de défense des « Galaxy Railways », le jeune Manabu Yuuki décide de suivre les traces de ses défunts père et frère et rejoint la section Sirius de la Force de Défense de l'Espace (Space Defense Force). 
Voici un très bref résumé de l'histoire. Galaxy Railways est un anime inspiré par l'univers de Leiji Matsumoto, le papa d'Albator ou plutôt ce qui nous concerne ici, Galaxy Express 999. L'histoire est difficilement situable dans l'univers de Matsumoto, mais si on prend comme base la guerre contre les Humanoïdes, ceux-ci étant adaptés dans cette série, plus le fait que le train principal porte le numéro 001 par opposition au 999 de la vieille série, on peut placer cette série avant les autres plus connues de l'auteur. Notez qu'il ne s'agit que d'une réfléxion qui n'engage que moi.
Bref, faisons fi de ces divagations temporelles et parlons un peu plus en détail de l'anime. S'il est assez classique dans son déroulement, bien que voir des vieilles locomotives fumantes traverser l'espace à un charme certain, il n'en dispose pas moins d'une réalisation d'excellente facture, d'un scénario bien construit qui se déroule petit à petit, et d'une animation qui n'a rien à se reprocher.
L'histoire en elle-même se concentre autour d'un petit groupe de personnages, appartenant tous à la même section et officiant à bord du train 001 dit « Big One », fleuron des engins de la Galaxy Railways qui, malgré son design rétro, possède une puissance de feu particulièrement impressionnante. Dirigé par le capitaine Bulge, ancien officier ayant servi sous les ordres du père de Manabu, il comprend David, joueur invétéré qui parie sur tout ce qu'il peut, Bruce, le renfermé de nature qui a vécu son lot d'infortunes, Yuki, l'androïde infirmière et Louis, une autre jeune recru qui cachera bien difficilement ses sentiments pour Yuuki. S'il est un trait qu'on peut attribuer à l'anime, à l'instar de bon nombre d'oeuvres de Matsumoto, c'est ce sentiment de tristesse qui se dégage des épisodes. L'auteur semble nous dire que peu importe ce que l'on fait, on reste attacher à son destin, que celui-ci soit heureux ou non. Tout n'est pas sombre, et on trouve toujours une lueur d'espoir même dans les heures les plus difficiles, à l'instar de l'histoire d'amour qui naît petit à petit entre Yuuki et Louis au fil des épisodes, sans pour autant occulter la trame principale de la série (dont je ne parlerai pas ici pour ne rien gâcher) tout en nous rappelant fréquemment à la triste réalité.
Techniquement, la série est d'un très bon niveau. Il ne faut pas être allergique au travail effectué à l'ordinateur car ici, on le sent omniprésent, que ce soit dans les coloriages des personnages, dans le rendu des trains (mais à ce niveau-là, si on compare cette nouvelle série à son ancêtre Galaxy Express 999, on ne peut que se féliciter des améliorations rendues possibles en vingt ans par l'utilisation de l'outil informatique) ou des effets spéciaux inhérents au genre (explosions, tirs...).
Un autre très bon point concerne le design. Sobre, mais efficace, et particulièrement inspiré. On ne peut que se délecter du rendu des trains qui sont nombreux mais tous différents, trains et vaisseaux ont une certaine classe et peut-être se permettra-t-on un petit sourire devant quelques rares véhicules un peu moins réussis, mais rien qui ne détruise le plaisir que l'on a en regardant cet anime.
Parlons vite fait des musiques, les épisodes commencent fort par un générique chanté par le même artiste qui interprétait vingt ans auparavant celui de Galaxy Express, dans un style un peu décalé de nos jours, avec un opening très péchu, une rythmique proche du disco et l'utilisation de violons. Le reste des morceaux n'est pas inoubliables, mais collent bien à l'anime. Des thèmes tantôt tristes, tantôt plus gais. J'avoue avoir une préférence pour un morceau en particulier, que l'on entend lors de la sacro-sainte scène de préparation du Big One dans chaque, ou presque, épisode. Toujours la même scène, utilisant à chaque fois les mêmes dessins dans un souci d'économie, mais c'est avec un réel plaisir qu'on les entend se préparer pour aller au combat. Il n'y a pas à dire, la mise en scène des animes, les Japonais la maîtrise.
Au final, et même si cet article ne va pas au bout de ce qu'on pourrait raconter, les 26 épisodes que composent Galaxy Railways font partie des meilleurs qui m'aient été donné de voir dernièrement dans le domaine de la science-fiction. La série a normalement été licensiée en France et je ne peux que vous encourager, pour peu que vous aimiez Matsumoto ou la SF, à découvrir cette excellente série.
Commentaire du 09/01/2007 par henner
C'est beau, c'est intelligent, c'est triste, et ça n'est pas mièvre.
seul défaut:la VF qui a changé les noms des personnages:ridicule
Commentaire du 13/09/2007 par YûKanna
J'ai les ai fini hier, et c'est magnifique : du grand Matsumoto !
Pour les fans de l'auteur, même si cet anime est un peu en marge de ses grandes séries, ça deviendra certainement un des incontournables de son oeuvre. (mis à part les génériques français, encore plus nazes que d'habitude, contentons-nous avec plaisir des génériques japonais, superbes ^^)
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Année : 2003 Genre : Science-Fiction Histoire originale : Leiji Matsumoto Réalisateur : Yukio Nishimoto Producteur : Hiroshi Kon
Character-Designer : Fumitomo Kizaki Format : 26 x 26min
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